Bio /

Patatas de Goma

3.4.2012

La voiture est un objet et un symbole. L'image de loisir et de liberté fabriquée par les industriels se dégrade aujourd'hui selon des critères sociaux et écologiques évidents. Pourtant rien ne semble arrêter son expansion. Son image est complexe, mélange de répulsions et d'attractions. En réponse, les stratégies industrielles de dépendance sont absurdes et anti-démocrates. La mécanique interne d'une voiture est de plus en plus inaccessible, ce qui bride les conditions d'utilisations. On observe les mêmes mécanismes de fermeture d'accès dans les entreprises, les administrations, les services d'assistance, les constructeurs électroniques avec l'invention incessante de nouvelles connectiques. Les citoyens et consommateurs n'ont plus de contrôle, ils doivent déléguer et payer des intermédiaires pour maintenir leur ignorance.

Cette logique propriétaire est mortifère et obsolète. Elle affaiblit nos démocraties, il faut agir : détourner cet objet, s'amuser avec la vie quotidienne, faire entendre une symphonie d'avertisseurs sonores et de phares. Notre bande organisée de « voitures préparées » vont kidnapper un instant du réel. Les habitants du quotidien n'ont qu'à bien se tenir !